L’effet Pygmalion en milieu scolaire

Rosenthal et Jacobson ont démontré qu’avoir des attentes projetées sur autrui influençaient et conditionnaient leurs comportements. Ces derniers finissaient alors par se comporter comme attendu, à l’idée même que nous nous faisions d’eux. Ce transfert s’est observé sur les aspects positifs.

L’expérience des 2 psychologues s’est concentrée en milieu scolaire où ils ont expérimenté un test sur 2 groupes : ils ont indiqué que ce test révélerait les qualités et performances exceptionnelles de certains élèves par rapport à la moyenne.

Or, vous le devinez, c’était bien sur un test « Placebo » où en aucune manière la qualification des élèves allait apparaitre. Le but n’était pas là, mais dans l’attente créée chez les élèves et les professeurs pour découvrir les résultats. Ceux des élèves sélectionnés comme plus précoces ont développé un comportement adéquat et surtout les professeurs ont manifesté des préjugés favorables vis à vis du potentiel d’apprentissage de ces élèves.

Quelques mois après, un nouveau test sur les 2 groupes fut passé, et le groupe prétendument plus précoce, dégagea de meilleurs résultats : la croyance d’etre précoce ou meilleur avait fonctionné dans leur confiance en eux !

Ce groupe d’élèves avait commencé à se comporter différemment, en confiance, et à obtenir réellement des résultats plus performants. Les relations entre professeurs et ces élèves « sélectionnés » se sont amélioré, comme une reconnaissance réciproque dans le regard des uns et des autres.

Rosenthal et Jacobson en ont conclu que les attentes et stéréotypes portés sur les élèves choisis ont constitué des représentations mentales et des croyances sur lesquelles les professeurs se sont raccroché….comme une boucle auto-réalisante !

En milieu scolaire, l’effet Pygmalion a pour conséquence pour le corps professoral de délaisser un peu plus certains élèves moins méritants au profit d’autres élèves sur lesquels ils projettent (malgré eux) des attentes, des transferts, des croyances, avec toutes les influences que nous venons de voir. En s’intéressant mieux aux enfants plus performants, cela les rend en retour plus performants en effet.

Il s’agit alors pour les parents de ne pas rentrer dans une mauvaise spirale mais au contraire de mettre en action cette boucle auto-réalisante de la réussite, en toujours valorisant son enfant dans ses capacités à réussir, et lui transmettre notre foi pour l’influencer positivement.

Conclusion :

En pensant que quelqu’un a les capacités pour réussir, nous changeons notre regard et attitude à son égard jusqu’au point de l’influencer en projetant sur lui des aspects positifs de réussite.

C’est ainsi qu’est né le mythe : la statue créée par Pygmalion était si belle que son créateur en tomba amoureux, il voulait tellement la voir transformée en femme réelle, que cette statue le devint par la grâce d’Aphrodite.

Je pense, donc tu es.

 

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