La responsabilité de chacun

Introduction

En coaching, les 2 principes clés sont : la responsabilité individuelle et l’ouverture d’esprit. Nous vivons une période de critiques permanentes de l’autre, comme si chacun d’entre nous n’étions pas responsables de quoi que ce soit, que nous ne pouvions pas etre responsables. « Les autres auraient du prévoir, anticiper, prévenir, nous protéger, éviter les drames, prendre des décisions… ». Quant à nous, il est plus simple de montrer du doigt, stigmatiser, prendre la position de victime, nous déresponsabiliser, parce que nous on n’y peut rien, on n’est ni aux commandes, ni aux affaires, ni en responsabilité, ni quoi que ce soit.

L’ouverture d’esprit résulte de l’attention, de la concentration, de la clarté d’esprit. Etre disponible, c’est etre conscient de son environnement, etre attentif par l’observation ou l’interprétation de ce que l’on voit, de ce que l’on entend, de ce que l’on ressent.

L’ouverture d’esprit permet la compétence, de reconnaitre quand et comment nos émotions et nos désirs viennent déformer notre perception de la réalité.

Je ne suis capable de controler que ce dont j’ai conscience. Ce qui échappe à ma perception me controle. C’est pourquoi l’ouverture d’esprit renforce mon pouvoir.

La philosophie, les sciences humaines, le coaching, nous apprennent à prendre du recul et à avoir un  regard plus objectif, plus lucide, moins égocentré sur nos propres attentes, nos souffrances, nos manques, nos frustrations, nos désillusions, nos manquements.

Jean Paul Sartre

L’homme est ce qu’il fait. Il est d’abord ce qu’il projette d’etre. Il est responsable de ce qu’il est. Repose donc sur lui la responsabilité totale de son existence. Ainsi les choses sont telles que l’homme aura décidé qu’elles soient.

Il n’y a de réalité que dans l’action : l’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie.

Ainsi, il n’est pas possible de dire :  » les circonstances ont été contre moi, car je valais beaucoup mieux que ce j’ai été; bien sur je n’ai pas eu de grand amour ou de grande amitié, mais c’est parce que je n’ai pas rencontré un homme ou une femme qui en fussent dignes, je n’ai pas écrit de bons livres, c’est parce que je n’ai pas eu de loisirs pour le faire… »

Seule compte la réalité. Les rêves, les attentes, les espoirs permettent seulement de définir un homme comme rêve déçu, comme espoirs avortés, comme attentes inutiles.

Tout homme qui se réfugie derrière l’excuse de ses passions, tout homme qui invente un déterminisme est un homme de mauvaise foi. La mauvaise foi est un mensonge, parce qu’elle dissimule la totale liberté de l’engagement.

Joel de Rosnay

Pour beaucoup, les gènes, c’est le destin : on n’y peut rien. Les généticiens ont alimenté cette vision en affirmant que l’ADN de nos six mille milliards de cellules code les matières qui nous composent et que cet ADN nous est imposé dès notre conception. En réalité, ce raisonnement ne concerne que 15 % de l’ADN qui code des enzymes et des protéines. On ignorait le rôle que jouaient les 85 % restant qu’on appelait l’« ADN poubelle ». Or, depuis une dizaine d’années, nous savons que non seulement il joue un rôle essentiel, en codant des molécules des ARN interférents qui modulent toute la mécanique génétique, mais que cette modulation dépend en grande partie de nos comportements, de nos émotions, de nos modes de vie.

Autrement dit, nos gènes proposent des partitions sur lesquelles nous pouvons largement improviser. Nous pouvons décider de fumer, de boire ou de vivre sainement. Nous pouvons garder nos émotions refoulées et conserver nos traumas enfouis ou faire une psychothérapie pour nous libérer. Nous pouvons rester assis toute la journée ou faire de l’exercice. Et tout cela influence directement nos gènes.

Toute notre conception de l’inné et de l’acquis est donc à revoir.

Pour maintenir à un niveau de santé optimal notre homéostasie (la capacité de notre organisme à maintenir son équilibre physiologique malgré les contraintes extérieures),

Nous en connaissons déjà les 5 clés fondamentales :

1. Pratiquer tous les jours un exercice physique pendant au moins vingt minutes.

2. Manger moins gras, moins salé, moins sucré, moins acide, moins copieux, plus varié, plus naturel et le plus coloré possible.

3. Gérer le stress par la respiration et la méditation, par un bon sommeil et des incursions régulières dans la nature.

4. Cultiver les réseaux sociaux et communiquer de toutes les manières possibles, aussi bien physiquement que par Internet.

5. Se donner du plaisir, rire, danser, faire l’amour, s’émerveiller.

Conclusion

L’actualité nous montre un spectacle désolant, où chacun déclare l’autre responsable des évènements de la vie.

Bien entendu, les hommes qui ont des pouvoirs à exercer sont des cibles à accuser, pour mieux aussi nous déresponsabiliser. Bien entendu, il sont responsables de leurs actes, de leurs manquements, de leurs mensonges. Mais avant toute chose, ne dit on pas assez que les 1ers responsables sont bien ceux qui sont à l’origine des actes qu’ils profèrent.

Plus l’évènement est grave, plus il fait peur, plus il effraie, plus nous accusons l’autre de tous ces maux, qui nous renvoient à notre impuissance, à nos peurs, à nos culpabilités inconscientes.

Quelle est la part de responsabilité de l’homme dans les attentats ? Que fait l’homme pour le mieux vivre ensemble, le partage, sur cette planète ?

Quelle est la part de responsabilité de l’homme quand il fume et met en procès les fabricants de cigarettes ? Demain, l’homme va t-il mettre en procès les vignerons parce qu’il mourra alcoolique ?

Quelle est la part de responsabilité de l’homme quand les tempêtes, ouragans typhons, canicules, entrainent des milliers de morts ?

Quelle est la part de responsabilité de chacun dans la préservation de la planète ou sa destruction ?

Quelle est la part d’arrogance de l’homme, son orgueil, vis à vis des autres espèces ? vis à vis de la nature ?

Parce qu’il ne peut pas tout controler, qu’il ne supporte pas l’irrationnel des évènements, l’homme se réfugie trop facilement dans une position de victime, qui subit, comme s’il n’était à l’origine de rien de qui se produit,  sans se remettre en question sur sa propre part de responsabilité.

Le mouvement « Colibris » de Pierre Rabhi milite pour une société plus écologique, plus humaine, plus responsable, je reprendrais sa légende :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

 

Sources : John Whitmore « le guide du coaching », Jean Paul Sartre « l’existentialisme est un humanisme », Joel de Rosnay « magasine les Clés, article : intégrer la complexité est la clé du progrès », Pierre Rabhi « mouvement Colibris »

 

 

 

 

 

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