La résistance au changement

la-courbe-du-changement1La courbe du changement est aussi appelée courbe du deuil. Ces différentes étapes ont été soulignées par Elisabeth Kubler Ross et s’appliquent aussi bien dans la vie privée que le monde du travail.

Ici, je vais faire un zoom sur le monde du travail. Mais qu’il s’agisse d’un deuil ou d’une situation professionnelle, dans les 2 cas, le paramètre unique est celui du temps. En effet, tout le monde passe par chacune des étapes et suit donc le meme processus. La différence sera sur le temps passé dans chaque étape : certaines personnes n’arrivent jamais à sortir du déni, ou du deuil, ou de la tristesse et passent leurs vies dans une dépression latente.

Rester bloqué dans une phase est tout de même très rare, c’est pour cela que j’ai choisi de développer un processus normal dans une situation professionnelle, (processus normal = passage de chaque étape selon son rythme d’évolution personnelle et de capacité d’anticipation, d’adaptation, de pro-activité).

Face au changement professionnel (réorganisation, transformation, mutation, promotion,changement de stratégie ou de fonctionnement), chaque etre va vivre consciemment ou inconsciemment toutes les phases, ce qui est le processus immuable à tout changement. (une phase peut etre vécue par certains le temps de quelques minutes et pour d’autres cela peut durer des mois entiers avant d’intégrer la nouveauté).

Il est très important pour un manager de bien identifier à quel stade se trouve son collaborateur :

En état de choc ou de grande surprise, l’empathie voire la compassion est la seule attitude possible.

En face du déni puis de la colère, la raison ne peut pas l’emporter, car ces phases là sont émotionnelles. La personne n’entendra rien et donc il serait vain de la persuader rationnellement.

Lorsque la phase « peur » est identifiée, le manager peut passer à l’explication, pour le rassurer tout en étant solidaire.

La phase « tristesse » est déjà l’amorce d’une prise de conscience : je comprends ce qui se passe, je comprends le changement inéluctable et çà me rend triste. C’est peut etre une phase dépression, une atonie face à une réalité que je ne nie plus et qu’il va falloir accepter…plus tard.

Puis arrive la phase « Acceptation » qui est le début du renouveau, je suis entrain de faire le deuil de ce que j’ai vécu avant et qui ne sera plus, j’accepte d’aller de l’avant et d’entrevoir le futur.

A partir de là, tout le processus d’activation positive se met en place pour comprendre, accepter, vouloir à nouveau s’investir, prendre du recul, pardonner s’il le faut, et trouver un nouveau sens à sa nouvelle vie qui est l’acceptation définitive et inéluctable du changement.

La quete de sens retrouvée me permet de me projeter dans l’avenir et de retrouver ma sérénité et la réussite.

L’enjeu pour tout manager est bien évidemment d’intégrer le plus vite possible toutes ces étapes et avant ses collaborateurs, afin d’être de suite tourné vers l’avenir, d’anticiper, avec raison (à l’inverse de l’émotion) et de manière pro-active.

Le manager pourra entrainer, réimpliquer, accompagner et positiver, avec un collaborateur qui aura alors réussi à basculer vers la raison, vers le « oui » et la pro-activité, et sera donc en mesure d’entendre les propositions émises.

 

 

 

 

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2 Comments

  1. Pingback: Je n'ai pas de projet et j'assume !

    • Philippe Moret

      Répondre

      Ne pas avoir de projets et assumer, c’est bien…un certain temps comme vous dites sur votre blog : « Ne pas en avoir n’est pas une tare mais ne jamais en avoir va certainement te faire passer à côté de ton bonheur et ton épanouissement ! » …et vous avez eu beaucoup de projets avant puisque vous avez atteint tous vos « OBJECTIFS » professionnels ! 🙂

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