Devenir soi

Devenir soir J.Attali

 

Prendre le pouvoir sur sa vie, c’est échapper à une vie apparemment toute tracée, ne pas se résigner, ne pas tout attendre des autres, de s’arracher à ce que nos proches veulent qu’on soit, comme dit Jacques Attali : 

« ne plus etre un résigné-réclamant »

Prendre le pouvoir sur sa vie, c’est dans un premier temps échapper aux illusions de ses désirs, se délivrer de ce qu’on croit etre sa volonté, lâcher prise, abandonner ses convictions les plus intimes, celles qui sont enracinées depuis sa naissance, dans sa propre culture, renoncer à son éducation familiale, celle qui semble la plus justifiée puisqu’enracinée dans les générations précédentes au point qu’on est censé à son tour l’incarner et la perpétuer.

Prendre le pouvoir sur sa vie, c’est s’éloigner de son propre désir, oublier sa vision du monde, renoncer à ses convictions profondes telles qu’elles découlent de cette vision, s’éloigner de la volonté d’autrui, en particulier de sa famille tant biologique qu’intellectuelle.

Pour l’hindouisme, devenir soi c’est sortir du cycle des réincarnations, passage incessant de la vie à la mort, dans la souffrance des désirs insatisfaits, pour atteindre la lumière, libération finale de l’âme.

Pour le bouddhisme, devenir soir c’est viser à se délivrer des 3 soifs provoqués par le désir d’annihilation, le désir d’existence, le désir des sens, pour atteindre la paix intérieure. Bouddha explique que l’existence est empreinte de souffrances, celles ci ont des causes, découvrir ces causes permet de se débarrasser de ces souffrances. Via la méditation notamment, cela mène au nirvana.

Pour les épicuriens ou stoïciens, ils ont réfléchi à la découverte de soi comme condition de l’exercice de la liberté et de la sagesse. L’homme, pour se choisir,doit d’abord comprendre ce qui ne dépend pas de lui, et d’abord la mort, pour d’autant mieux agir sur ce qui dépend effectivement de son action.

Platon disait : « Prendre le pouvoir sur sa vie, devenir soi, implique d’abord de se connaitre soi même ».

En conclusion, retenons cet appel et cet hymne à la liberté individuelle :

« Où que vous soyez, qui que vous soyez, agissez comme si rien ne vous était impossible. Ayez le courage d’agir. Prenez le pouvoir sur votre vie »

 

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